Tout le monde a déjà vu ou lu une situation ou une facilité nucléaire ou quelque chose de similaire, à la télévision, dans une émission ou même dans un livre. Malgré cela, la plupart du temps, peu de gens savent vraiment ce qu’elles font et comment elles fonctionnent. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai décidé d’aborder l’électricité nucléaire dans ce texte, car, étant jeune, je ne savais pas que ses facultés produisent de l’électricité ni ce que c’était. Ce texte sera divisé en trois paragraphes abordant trois dimensions différentes de ce thème. Premièrement, vous lirez sur comment cette énergie est produite et transformée en électricité ; deuxièmement, il y aura aussi de l’information sur les avantages et inconvénients de la production de cette électricité et troisièmement, vous apprendrez sur les accidents arrivés à cause de cette profession.
La production
Premièrement, la production de cette électricité demande deux choses : de l’eau et de l’uranium. Il existe deux types d’uranium : l’uranium 235 et 238. L’uranium 238 constitue 99 % des ressources d’uranium sur terre tandis que le second type en constitue juste 1 %. Mais seul l’uranium 235 peut être utilisé pour alimenter les réacteurs nucléaires.
Dans une facilité nucléaire, il y a plusieurs parties différentes. En voici quelques-unes : le réacteur, un générateur de vapeur, une turbine, un alternateur, un transformateur, des lignes à très haute tension, un condenseur, un circuit primaire, un circuit secondaire, un circuit de refroidissement et une tour de refroidissement. Les circuits primaires et secondaires contiennent tous les deux de l’eau.
L’uranium est un élément composé d’atomes ayant une masse élevée. Sous l’effet d’un neutron, ces atomes ont un noyau qui peut se diviser en deux noyaux plus petits. On désigne ce phénomène sous le terme de fission nucléaire.
La fission nucléaire produit de l’énergie, soit de la chaleur qui chauffe l’eau qui passe dans le circuit primaire qui circule autour du cœur du réacteur, à 320 °C.
Bien que l’eau soit à 320 °C, elle ne bout pas, car elle est maintenue sous pression. Après le passage dans ce premier circuit vient le secondaire qui se trouve dans un générateur de vapeur. L’eau extrêmement chaude du circuit primaire va chauffer celle du circuit secondaire jusqu’à la transformer en vapeur. Cette vapeur crée une pression qui va ensuite pousser la turbine à tourner. La turbine, elle, va activer l’alternateur qui va finalement produire de l’électricité. Mais cela ne finit pas ici, car par la suite, le transformateur va augmenter la tension du courant électrique produit dans l’étape précédente pour qu’il soit plus facilement transporté dans des lignes à très haute tension.
Après ce processus, l’électricité est distribuée là où elle devrait l’être, mais n’oublions pas cette vapeur d’eau, car nous allons la transformer en eau par condensation dans la tour de refroidissement. Cependant, il reste une petite partie de la vapeur d’eau qui sort de la tour. Ce reste s’appelle panache de vapeur.
Les avantages et inconvénients
Premièrement, l’électricité nucléaire ne produit presque pas de gaz à effet de serre comparé aux énergies fossiles, ce qui est un incroyablement bon point positif. Ce qui produit cette petite quantité de gaz à effet de serre est ce panache de vapeur qu’il reste à la fin de tout le processus de création de cette électricité.
Malgré cet aspect positif, nous devons toujours prendre conscience que cette production produit des déchets radioactifs dangereux.
Mais il y a aussi l’extraction de l’uranium qui est très néfaste pour l’environnement et aussi pour les mineurs qui en récoltent. Les risques d’avoir des maladies graves augmentent de beaucoup pour les mineurs, spécialement le cancer.
Il y a encore plus de risques pour ceux qui doivent manipuler l’uranium pour le déplacer et le mettre dans les réacteurs.
Heureusement, des règles de protection sont établies pour que ce ne soit pas trop dangereux pour les employés.
En parlant de réacteurs, c’est cette partie de toute l’installation qui produit plein de rejets radioactifs et de gaz radioactifs.
Même si ces déchets ont un impact radiologique, ils sont plus contrôlés que ceux des combustibles fossiles qui sont plus dispersés et incontrôlés. Aussi, récemment, grâce aux nouvelles technologies, la production des déchets a été réduite davantage. C’est aussi pourquoi l’électricité nucléaire représente maintenant une grande partie de l’électricité totale consommée.
L’électricité nucléaire est une source stable et importante de nos jours. Les centrales, elles peuvent vivre jusqu’à 60 ans si bien maintenues. Bien sûr, il y a les accidents qui sont un énorme risque dans cette pratique, mais nous irons en profondeur dans le prochain paragraphe.
Les accidents et incidents
Troisièmement, les graves accidents mortels n’arrivent pas très souvent de nos jours dans ces centrales, mais il y a toujours un risque majeur qui demande que de grandes précautions soient utilisées en tout temps. Au fil du temps, il y a eu plusieurs accidents liés à cette profession, à tel point qu’une échelle a été créée pour pouvoir les classer des plus mortelles aux moins dangereuses. Cette échelle se nomme l’échelle de L’INES.
- 0 (Écart) : Sans importance pour la sûreté (0)
- 1 à 3 (Incidents) : Déviation sans conséquence significative sur l’extérieur.
- Exemple: Incident à la centrale de Vandellòs I (Espagne) en 1989, incidents de la centrale de Blayais (France) en 1999.
- Niveaux 4 à 7 — Accidents
- 4 à 7 (Accidents) : Rejets radioactifs avec conséquences sur la population/l’environnement.
- 4 : Accident à conséquences locales (Exemple : Saint‑Laurent‑des‑Eaux (France) en 1980.)
- 5 : Accident à conséquences à grande échelle (Exemple: Three Mile Island accident (Pennsylvanie, États‑Unis) en 1979, Windscale (Royaume‑Uni) en 1957.)
- 6 : Accident grave (Exemple: Catastrophe de Kychtym (URSS/Russie) en 1957: explosion d’un réservoir de déchets radioactifs.)
- 7 : Accident majeur (Exemple: Tchernobyl en 1986, Fukushima en 2011)
En dernier lieu, tout en haut de la liste, il y a l’accident majeur de niveau sept, ce qui nous amène aux deux accidents nucléaires les plus mortels jamais enregistrés.
- En 1986, en Union soviétique, de nos jours l’Ukraine, à Tchernobyl, 200 000 personnes ont dû être évacuées. De nos jours, entre 4 000 et 60 000 sont des morts liées à cet accident selon des études. Cette catastrophe est arrivée à cause d’un défaut de construction du réacteur et du manque de règles de sécurité.
- Le second accident mortel s’est passé en 2011 au Japon, à Fukushima. Cet accident a été causé par un séisme d’intensité 9,0 et un tsunami de plus de 14 mètres de haut qui le suivit. Il y a eu environ 2 300 décès indirects liés à cet accident, mais aucun décès officiel n’a été déclaré à cause de l’effet nucléaire.
Finalement, nous avons appris que l’énergie nucléaire peut être considérée comme une sorte de compromis entre la production d’énergie et la prise en compte des risques associés. Aussi, bien qu’elle ne produise pas de gaz à effet de serre, il est essentiel de gérer correctement les déchets dangereux, d’aborder les problématiques minières et de prévenir les accidents qui se sont déjà produits. De plus, l’échelle INES nous enseigne l’importance de rester vigilant, même avec les avancées technologiques et les normes de sécurité.
Chloé Al Barrack, élève de deuxième secondaire, école d’éducation internationale de Laval.
Sources :
Images : https://pixabay.com/fr/photos/centrale-nucl%c3%a9aire-3545244/
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https://pixabay.com/fr/photos/centrale-nucl%c3%a9aire-rhin-couler-4535760/
Sites : Qu’est-ce que l’énergie nucléaire ? La science de l’électronucléaire
La fission nucléaire-Comprendre l’énergie PDF
Fonctionnement d’une centrale nucléaire | AFCN
Les effets écologiques de l’énergie d’origine nucléaire
Liste d’accidents nucléaires — Wikipédia
La vapeur d’eau, un gaz à effet de serre dont on ne parle pas assez
Durée de vie des réacteurs nucléaires : quel âge ont nos centrales
Fukushima, cinq ans après la tragédie | Radio-Canada
