Les échecs

       Dans notre vie quotidienne, nous menons plusieurs activités, comme aller à l’école, travailler, faire les tâches ménagères, sortir avec nos amis et plein d’autres choses encore. Cependant, la vie ne se résume pas uniquement à ces choses. Effectivement, il faut se réserver du temps pour relaxer et éprouver du plaisir. C’est pourquoi plusieurs jeux ont été créés dans cet objectif précis. L’un d’entre eux : les Échecs. Mais, d’où vient ce jeu et comment fonctionne-t-il ? C’est ce que vous allez découvrir dans cet article.

D’où viennent les échecs ?

Savez-vous que l’histoire des échecs date de plus de 1500 ans ! En effet, ce jeu passe dans les mains de plusieurs peuples pour devenir le jeu que nous connaissons aujourd’hui. C’est justement ce qui le rend si spécial. Passons en revu son parcours.

Tout d’abord, l’histoire des échecs commence vers le 5e siècle de notre ère au Nord de l’Inde. A cette époque, on l’appelait chaturanga et il se jouait sur un échiquier appelé ashtāpada. Le nom chaturanga signifie « à quatre membres » et cela se réfère à l’ ancienne armée indienne composée de quatre éléments: fantassins, éléphants, cavalerie et chars. Ils ajoutent à ces 4 éléments, le roi et son ministre et l’objectif du jeu était de capturer le roi adverse. En effet, dans ces temps, les échecs n’étaient pas vraiment considérés comme un jeu, mais comme un entraînement à la guerre.

Par la suite, le jeu indien chaturanga se répandit vers l’ouest et devint le chatrang en Perse. Il était considéré comme une compétence essentielle pour les nobles sassanides. Une célèbre fable raconte qu’un roi indien défia Khosro Ier de comprendre le chatrang. Après un moment de perplexité, un conseiller sage réussit à déchiffrer les règles et invente même un nouveau jeu, le nard. On connaît les noms des pièces : le shah (roi), le farzin (conseiller), le pil (éléphant), l’asp (cheval), le rokh (char) et le piâdak (fantassin).Même si les règles exactes sont perdues, le cri « shah mat », devenu « échec et mat », témoigne de l’héritage perse.

Ensuite, après la conquête arabe du VIIᵉ siècle, les échecs se répandirent dans le monde islamique sous le nom de shatranj, avec des noms de pièces adaptés du persan. Sous les califats (royaume) omeyyade et abbasside, le jeu devint très populaire et les pièces prirent des formes plus simples. Des maîtres comme al-Adli, ar-Razi et al-Suli écrivirent des livres expliquant les règles, les mouvements et la stratégie, avec des problèmes d’échecs appelés mansubat pour entraîner les joueurs.

Après, les échecs sont arrivés en Europe par l’Italie et l’Espagne dès le Xe siècle et se sont rapidement répandus. Les pièces ont changé de forme : la reine est devenue importante, l’éléphant a été remplacé par l’évêque, et la tour a changé de rôle. Le jeu est devenu très populaire et était utilisé pour donner des leçons de morale dans les livres, comme le Livre des jeux d’Alphonse X de Castille.

Finalement, les échecs ont poursuivi leur chemin dans plusieurs autres civilisations, mais il serait trop long de toutes les nommer. On pourrait tout simplement conclure en disant qu’après toutes ces mésaventures, les échecs devinrent un jeu spécial qui cache une longue histoire derrière lui.

Comment fonctionnent les échecs ?

Les échecs est un jeu de stratégie qui demande beaucoup de réflexion. Parfois, ce facteur peut intimider certaines personnes à apprendre à y jouer. Mais ne vous inquiétez pas. Une fois que vous connaissez les règles de bases, il sera très facile d’intégrer les différentes tactiques comme les ouvertures, les variantes et les pièges. Pour vous aider, décomposons ce jeu morceau par morceau.

1. Matériel nécessaire

Un échiquier de 64 cases (32 cases blanches et 32 cases noires). L’échiquier est souvent numéroté comme un plan cartésien. Sur la rangée verticale, il y a les chiffres et sur la rangée horizontale, il y a les lettres.

32 pièces (16 pièces pour chaque camp), c’est-à- dire que chaque camp aura, 8 pions, 2 fous, 2 cavaliers,2 tours, 1 reine ainsi qu’un roi.

Si désiré, une pendule. Elle sert à limiter la durée de la partie. Par exemple, chaque joueur a 20 minutes pour jouer et à chaque fois que l’un fait un coup, il appuie sur la pendule afin que le temps de son rival reprenne, alors que le sien est en pause.

2. Les pièces ( deplacement, nom et rôle )

Pour commencer à jouer aux échecs, il serait idéal de commencer par s’intéresser aux pièces (6 pièces différentes). Ainsi, vous pourrez les positionner correctement sur l’échiquier, maîtriser leurs déplacements et connaitre leurs valeurs.

2.1 Le pion

De chaque côté de l’échiquier, il y a 8 pions. Ils sont placés en avant des 8 autres pièces. Le pion est la pièce la moins puissante aux échecs, d’où sa valeur de 1 point.

Lors de son premier déplacement, il peut avancer d’une ou deux cases, mais ensuite, il ne peut avancer que d’une case à la fois. Pour capturer une pièce ennemie, le pion se déplace en diagonale, sur la case devant lui à gauche ou à droite. De plus, le pion est la seule pièce qui ne peut jamais reculer.

2.2 Le fou

Chaque joueur commence avec deux fous, l’un sur des cases blanches et l’autre sur des cases noires. Au début de la partie, les fous blancs se trouvent sur c1 et f1, et les noirs sur c8 et f8. Le fou est une pièce mineure, comme le cavalier, et vaut 3 points.

Le fou se déplace uniquement en diagonale, autant de cases qu’il le souhaite, tant qu’aucune pièce amie ou ennemie ne bloque son chemin. Pour se souvenir de son déplacement, on peut imaginer qu’il suit la forme d’un « X » sur l’échiquier. Il capture une pièce adverse en atterrissant sur sa case, ce qui la retire du jeu.

2.3 Le cavalier

Chaque joueur commence la partie avec deux cavaliers, l’un sur l’aile dame et l’autre sur l’aile roi : les blancs en b1 et g1, les noirs en b8 et g8. Le cavalier est une pièce mineure, comme le fou, et vaut 3 points.

Mais ne vous y trompez pas : le cavalier est le sauteur acrobatique de l’échiquier ! Il peut sauter par-dessus toutes les pièces, amies ou ennemies, pour atteindre sa destination. Son mouvement est unique : il avance ou recule d’une case horizontalement, puis de deux cases verticalement, ou d’une case verticalement, ensuite de deux cases horizontalement, formant toujours un « L » parfait. Attention : il ne capture que la pièce sur la case où il atterrit, pas celles qu’il franchit en sautant !

2.4 La tour

Chaque joueur commence avec deux tours, l’une sur l’aile dame et l’autre sur l’aile roi, installées dans les quatre coins de l’échiquier : les blanches en a1 et h1, les noires en a8 et h8. La tour est une pièce « lourde », comme la dame, et vaut 5 points.

Puissante et imposante, la tour se déplace à toute vitesse en ligne droite, horizontalement ou verticalement, tant qu’aucune pièce amie ou ennemie ne bloque son chemin. Pour capturer, elle s’arrête simplement sur la case occupée par l’adversaire. Pour retenir son mouvement, imaginez-la tracer un grand « + » sur l’échiquier, prête à foudroyer tout sur sa ligne ou sa colonne !

2.5 La dame (reine)

La dame est la véritable reine de l’échiquier ! Chaque joueur commence avec une dame : les blanches en d1, les noires en d8. C’est une pièce lourde et sa valeur est de 9 points, ce qui en fait la plus puissante du jeu.

La dame peut déplacer autant de cases qu’elle veut, que ce soit horizontalement, verticalement ou en diagonale, en avant comme en arrière. En clair, elle combine la puissance de la tour et l’agilité du fou, capable de dominer tout l’échiquier si vous en faites un bon usage.

2.6 Le roi

Le roi est le véritable trésor de l’échiquier : pas le plus puissant, mais le plus précieux, car capturer le roi adverse signifie gagner la partie ! Chaque joueur commence avec son roi : les blancs en e1, les noirs en e8.

Le roi avance d’une seule case à la fois, dans toutes les directions, prudent et mesuré. Il ne peut jamais être capturé, mais lorsqu’il est menacé par une pièce ennemie, il est « en échec » et doit trouver une échappatoire pour survivre. Bref, le roi est la pièce la plus stratégique : fragile, mais au centre de toutes les batailles.

3. Déplacement general

Aux échecs, chaque joueur doit déplacer une seule de ses pièces à tour de rôle. En revanche, il y a une exception. Il s’agit du roque. Le roque est le fait de déplacer son roi en même temps que sa tour afin de le mettre à l’abri. Dans ce cas, le roi se déplace de 2 cases en direction de sa tour, puis la tour passe par-dessus le roi. Cependant, cette technique est réalisable uniquement si la tour et le roi n’ont pas encore été bougés et si ton roi n’a pas encore été en échec.

Un joueur ne peut pas placer une de ses pièces sur une case occupée par une autre de ses pièces. Par exemple, si tu places ton pion sur la case d4, tu ne peux pas placer ta reine également sur la case e4. Par contre, la seule façon de placer l’une de tes pièces sur une case déjà occupée, c’est si cette case est occupée par ton ennemi. Par exemple, reprenons la même situation. Si le pion ennemi est placé en e4, tu peux déplacer ta reine en e4 afin de le capturer.

On ne peut pas sauter par-dessus une autre pièce, quel que soit son camp (ennemi ou ami). À l’exception du cavalier qui se déplace en L.

4. Système de classement

Le classement aux échecs est un nombre qui indique la force d’un joueur par rapport aux autres. Plus le classement est élevé, plus un joueur est censé gagner contre un adversaire moins bien classé. Les sites comme Chess.com utilisent le système Glicko pour calculer ce nombre, qui évolue après chaque partie : gagner contre un joueur mieux classé fait gagner beaucoup de points, perdre contre un joueur moins bien classé fait en perdre peu, et contre des joueurs de même niveau, les changements sont modérés. Le classement permet ainsi de suivre sa progression et de prévoir les chances de victoire lors des parties évaluées.

Conclusion

En résumé, les échecs ont une histoire vraiment fascinante. C’est grâce à ce parcours riche que nous pouvons aujourd’hui profiter de tout ce que ce jeu a à offrir. Alors, prenez le temps de l’apprendre, et vous verrez comme il peut être agréable et captivant.

Isha Qérèn Adam – Secondaire 3 – École d’éducation internationale de Laval

 

Sources des informations:

https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-2793/histoire-des-echecs/

https://www.chess.com/fr/terms/les-pieces-dechecs

https://ecole.apprendre-les-echecs.com/regles-echecs/#materiel

https://ecole.apprendre-les-echecs.com/roque/

https://www.chess.com/fr/terms/le-classement-aux-echecs

Sources des images

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La Gazette de l’ÉÉIL