Cher public, c’est un moment mémorable, puisque l’auteur de ce journal a finalement pu toucher à une des plus grandes œuvres philosophiques du 20e siècle : “Tractatus logico-philosophicus” de Ludwig Wittgenstein.
Cela dit, le langage avec lequel l’auteur du livre a exprimé ses idées peut troubler les gens les plus cultivés avec une intelligence la plus épanouie, (quoi dire des adolescents de 16 ans).
Il semble que ses écrits ont été faits pour nourrir les egos de deux personnes (M. Wittgenstein, ainsi que son ami Bertrand Russell), mais non, cher public ; des idées se cachent derrière ses phrases inhumaines… Mais commençons par le départ. Qui est cette personne — Ludwig Wittgenstein ? Qu’est-ce qui l’a poussé à devenir un snob ? Les gens naissent-ils comme ça ?
Ludwig Wittgenstein est l’un des philosophes les plus influents du XXe siècle, connu pour ses travaux en logique, en philosophie du langage et en philosophie de l’esprit. Il est né le 26 avril 1889 à Vienne, dans une famille très riche et cultivée de l’Empire austro-hongrois. D’abord étudiant en ingénierie, il se tourne vers la philosophie après avoir lu les travaux de Bertrand Russell et devient son élève à Cambridge en 1911. Ceux-ci deviennent des amis proches et leurs relations en tant que collègues va durer jusqu’à la mort de Ludwig. Les deux ont passé une majeure partie de leurs vies à Cambridge.
Pendant la Première Guerre mondiale, Wittgenstein sert comme soldat dans l’armée austro-hongroise. C’est durant la guerre qu’il rédige son premier grand ouvrage, le Tractatus Logico-Philosophicus, publié en 1921 (on va revenir sur ce livre plus tard). Cela demeure sa seule œuvre majeure et, dois-je dire, “universelle” parce qu’elle englobe l’entièreté de toutes les questions philosophiques. Après la publication du Tractatus, Wittgenstein pense avoir résolu tous les problèmes philosophiques et abandonne la philosophie pendant plusieurs années, travaillant comme instituteur en Autriche dans les années 1920. Cette initiative était pourtant mauvaise (depuis les données disponibles). Son parcours en tant qu’instituteur se finit par “L’incident Haidbauer à Otterthal”. En résumant en deux mots, Ludwig, peu patient et de caractère ardent, frappa un enfant parce que celui-ci, selon lui, n’apprenait pas assez vite. Probablement, l’enfant n’avait pas de don intellectuel.
Il retourne à Cambridge en 1929, où il commence à critiquer ses propres idées du Tractatus. Cette seconde période de sa pensée mènera à son deuxième grand ouvrage, Recherches philosophiques, publié après sa mort en 1953. Dans ce livre, il développe l’idée que le sens des mots dépend de leur usage dans la vie quotidienne. Selon de nombreux intellectuels, ce livre est aussi important que “Tractatus logico-philosophicus” pour comprendre la véritable philosophie de monsieur Wittgenstein.
De quoi notre cher Wittgenstein parle-t-il dans sa seule œuvre majeure ?
La philosophie doit tracer la limite entre ce qui peut être dit clairement et ce dont on doit se taire — si on résume.
Pas clair, n’est-ce pas ?
Wittgenstein tente de structurer la réalité en établissant des affirmations:
- Le monde est l’ensemble des faits, pas des choses, (qui sont les constituants d’un fait);
- Le langage représente le monde, (autrement expliqué, tout ce qui peut être dit est soumis à la logique);
- La pensée claire est propositionnelle, (la proposition est une image logique d’un fait);
- Il existe des notions qui ne peuvent pas être formulés en propositions (donc ces notions ne peuvent pas être exprimés en langue);
- Ce dont on ne peut parler, il faut le taire.
Cela dit, il ne faut pas penser à comprendre cela d’un coup.
Il est assez de dégager l’idée principale ; que le monde est délimité par la langue et que ce qui ne peut pas être exprimé (donc toute émotion, intuition, expérience esthétique, sentiment, etc.) ne doit pas être dit.
N’est-ce pas tragique ?
Wittgenstein ne dit pas, par contre, qu’on ne peut pas exprimer nos émotions sous forme d’art, n’est-ce pas ?
Morale de l’histoire, faites de l’art !
Wittgenstein meurt le 29 avril 1951 à Cambridge, en Angleterre. Aujourd’hui, il est considéré comme l’un des fondateurs de la philosophie analytique moderne. Pour nous, il demeure une personne dont la profondeur de pensée est inatteignable ; mais qui sait, peut-être donnerait – il une partie de son intelligence avec une gifle magique comme il l’a fait avec le pauvre garçon au nom de Joseph Haidbauer… chers professeurs, ne soyez pas comme Ludwig Wittgenstein — soyez gentils!
Ruslan Breusov, 4e secondaire, École d’Éducation Internationale de Laval
Sources:
By Moritz Nähr – Austrian National Library, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=46116699
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e2/Ludwig_Wittgenstein_%28cropped%29.jpg
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ludwig_Wittgenstein
https://www.philomag.com/philosophes/ludwig-wittgenstein
https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Ludwig_Wittgenstein/149989
https://pixabay.com/fr/photos/trust-un-livre-word-des-lettres-2335058/
