Comment faire défiler du contenu sur les réseaux sociaux modifie le cerveau 

On se le fait répéter maintes fois. Que ce soit nos parents, nos grands-parents, nos professeurs, tous sont d’accord pour dire que passer trop de temps à consommer du contenu sur notre téléphone cellulaire est néfaste pour notre cerveau. Nous nous le faisons répéter tellement souvent que cela a fini par causer une banalisation du fait. En effet, à force de répétition, celui-ci a perdu en valeur et en sens à nos oreilles. Cela dit, il n’a pas perdu en modification négative sur notre cerveau à long terme. Il reste donc important de comprendre comment faire défiler du contenu court sur les réseaux sociaux (plus communément appeler “scrolling”) impacte notre cerveau pour prendre des habitudes de vie plus éclairées. Parmi les impacts possibles, nous comptons une diminution de la capacité de concentration et une perturbation du sommeil.  

Diminution de la capacité de concentration  

Tout d’abord, il a été prouvé que la consommation de contenu court et direct affecte la concentration à long-terme. En effet, étant donné la rapidité de ce type de contenu numérique et son effet de stimuli rapides, le cerveau développe une intolérance à l’ennui et une difficulté à effectuer une tâche longue. Cette capacité est importante, car c’est elle qui nous permet à notre âge de suivre un cours et faire un devoir. Effectivement, contrairement au contenu en ligne, nous ne pouvons tout simplement pas faire défiler à un simple mouvement de pouce, notre cours de maths. Nous sommes obligés d’y assister jusqu’à la dernière minute. De plus, bien que le scrollage soit perçu comme une activité relaxante, il épuise le cerveau. Cet épuisement empêche un bon fonctionnement de celui-ci, ce qui, évidemment, impacte l’attention.  

Perturbation du sommeil 

De plus, le scrollage a un impact négatif sur notre sommeil. Effectivement, la lumière bleue qu’émet notre téléphone perturbe directement la production de mélatonine du cerveau, la mélatonine étant l’hormone qui te donne sommeil (te fait “cogner des clous”). Ceci a non seulement un impact sur la qualité de sommeil, mais aussi sur notre cycle circadien, c’est-à-dire notre cycle veille-sommeil. Cette perturbation peut engendrer des éveils nocturnes plus fréquents, diminuant la durée totale du dodo, mais aussi réduire la qualité du sommeil en raison de la moins grande production de mélatonine. Par conséquent, un manque de sommeil peut entraîner des conséquences sur la santé mentale. Par exemple, il peut causer une augmentation du stress en raison de l’irritabilité directement reliée à la fatigue. Il peut également créer un risque accru de troubles mentaux plus profonds comme la dépression.  

 

En conclusion, la consommation de contenus courts et directs sur le Web impacte négativement le cerveau en diminuant l’aptitude à se concentrer et en réduisant la qualité et la durée du sommeil. Sachant ces faits-ci, il est facile de sonner “l’alarme” et de se dire qu’on ne touchera plus jamais un écran de notre vie. En réalité, la meilleure solution est de trouver un équilibre dans nos moyens de divertissement. En effet, il est conseillé par exemple, de se mettre des limites de temps passés sur les réseaux sociaux et de progressivement la diminuer. En faisant cela, nous nous forçons graduellement à changer nos passe-temps et à apporter de la variété dans nos moyens de divertissement.  

 

Article rédigé par Raphaëlle Lacoste, Secondaire 3 , école d’éducation internationale de Laval

 

Sources: 

Image: https://pixabay.com/fr/photos/t%c3%a9l%c3%a9phoner-affichage-applications-292994/  

Article:  

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/sommeil-scroller-avant-dormir-pourrait-secretement-affecter-votre-sommeil-120279/  

https://nouvelles.umontreal.ca/article/2025/08/27/le-scrolling-nuit-il-a-vos-etudes  

https://www.passeportsante.net/magazine/psycho?doc=dopamine-addiction-stress-fait-vraiment-scroll-infini-cerveau#un-impact-reel-sur-l-attention-et-le-sommeil  

https://www.nevaya.fr/post/l-impact-neuropsychologique-du-scrolling-chez-les-jeunes-atelier-au-coll%C3%A8ge-jean-perrin  

La Gazette de l’ÉÉIL