Friedrich Nietzsche – Pas un nazi!

La liste de grands philosophes est incomplète sans une autre figure très influente de notre temps : Friedrich Nietzsche.

Son nom imprononçable évoque déjà la pensée que ses idées doivent être complexes ; n’est-ce pas? Alors… je vous invite à lire cette courte publication pour s’éduquer sur la vie des philosophes allemands et dictateurs nazis. La connaissance générale n’a jamais été de trop. Pas vrai, Adolf ? (Plus en détails sur ce casus à la fin)

Friedrich Nietzsche naît en 1844 en Prusse, dans une famille profondément marquée par le protestantisme. Son père est pasteur, comme plusieurs de ses ancêtres. Cette proximité précoce avec la religion nourrit à la fois sa culture et, plus tard, sa rupture radicale avec le christianisme. Élève exceptionnel, Nietzsche se spécialise très jeune en philologie classique et devient, à seulement 24 ans, professeur à l’université de Bâle. Cette ascension fulgurante est cependant interrompue par une santé fragile : migraines chroniques, troubles nerveux et problèmes digestifs l’obligent à quitter l’enseignement en 1879.

Dès lors, Nietzsche mène une existence solitaire et nomade, vivant modestement entre la Suisse, l’Italie et le sud de la France. C’est durant cette période qu’il rédige l’essentiel de ces œuvres :  Ainsi parlait Zarathoustra, Par-delà le bien et le mal et La Généalogie de la morale.

Au cœur de sa pensée se trouve le constat de la « mort de Dieu ». Nietzsche n’affirme pas simplement l’inexistence de Dieu, mais observe l’effondrement des valeurs chrétiennes dans la culture occidentale. Cette perte de repères ouvre la voie au nihilisme, c’est-à-dire à l’absence de sens et de valeurs communes. Pour Nietzsche, le danger n’est pas la disparition de Dieu en soi, mais l’incapacité de l’homme à créer de nouvelles valeurs. Comme l’auteur de cette publication a eu de nombreux écrits, Nietzsche se base sur sa volonté à créer le sens de la vie et sa disposition à affronter le bien et le mal, comme les valeurs fondamentales de son existence.

La figure du surhomme (Übermensch) incarne cette possibilité de devenir une personne qui est «le maître» de sa vie. Le surhomme n’est ni un modèle politique ni une supériorité biologique, mais un idéal de dépassement de soi. Il s’agit d’un individu capable d’affirmer la vie, d’assumer ses contradictions et de créer ses propres normes. Cette idée est liée à la notion de volonté de puissance, que Nietzsche conçoit comme une force fondamentale de la vie, orientée vers la création, l’expansion et l’intensification de l’existence.

Nietzsche développe également une critique radicale de la morale traditionnelle. Il oppose la morale « des maîtres », fondée sur l’affirmation et la force, à la morale « des esclaves », issue selon lui du ressentiment, de la culpabilité et de la négation de la vie.

En 1889, Nietzsche tombe dans la folie et ne produira plus aucune œuvre jusqu’à sa mort en 1900.

En effet, les idées de Nietzsche ont été les victimes de la politique nazie, qui ont déformé le sens de ses mots pour les transformer en propagande. L’un des exemples les plus flagrants de « Celui qui contrôle le passé contrôle le futur»; d’où sort la mention de Adolf Hitler qui ne semblait pas avoir pitié envers les divers écrivains et philosophes. Dans le Troisième Reich, le surhomme trouva alors un nouveau sens, qui qualifiait la race allemande comme supérieure. N’allons pas répéter les erreurs du passé: l’histoire ne doit jamais être réécrite…

 

Ruslan Breusov, 4e secondaire, École d’Éducation Internationale de Laval

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Nietzsche

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/rattrapage/2024681/aujourd-hui-histoire-vie-et-oeuvre-nietzsche-avec-alexandre-dupeyrix

https://www.arvensa.com/biographie-de-nietzsche/

La Gazette de l’ÉÉIL